![]() |
Début |
Présentation |
James DeMars |
Les choeurs |
Les solistes
L'orchestre | Le disque | La critique | Les témoignages |
|
![]()
Notre espèce change moins vite que les techniques dont son génie est prodigue. Aussi lui faut-il se garder d'oublier les tragédies de son histoire afin d'en prévenir le retour. L'art, en symbolisant le réel, est un grand catalyseur de la mémoire. Parmi tous les arts, la musique, qui est née dans la nuit des temps pour célébrer le mystérieux passage de la chair à l'esprit, est celui qui entre au plus profond des coeurs. Le chant a accompagné la prière depuis les origines. D'abord il a permis à des esprits simples de retenir les textes sacrés et de les prononcer ensemble, d'une manière qui soudait le sentiment de communauté. Les progrès de l'esprit ont conduit à donner à ce chant des formes de plus en plus élaborées, dès lors confiées à des musiciens entraînés. L'immense développement de l'architecture sacrée, dans laquelle peuvent se rassembler des foules, a invité à créer une musique de plus en plus grandiose, pour célèbrer le créateur d'un univers dont les limites dans quelque dimension que l'on cherche, nous restent à ce jour inconnues.
Aux grandes orgues, aux solistes et aux choeurs se sont peu à peu ajoutés les instruments d'orchestre. Il appartient au talent de ceux qui écrivent et jouent cette musique de veiller à ce qu'elle transporte l'énergie spirituelle de chacun et de tous au lieu de la troubler ou de l'éteindre. C'était le projet d'Un Requiem Américain de raviver cette énergie, et la ferveur d'un public immense a montré que cela était possible. La partition inspirée de James DeMars exprime une spiritualité radieuse qui émeut et rassure. Ce Requiem, sans doute l'oeuvre la plus oecuménique de toute l'histoire de la musique, est intemporel par son indifférence aux modes. Il touche aux racines de notre humanité, au-delà de nos différences raciales ou culturelles. Par sa dimension humaine, la beauté de son écriture musicale, la défèrence mais aussi l'innovation apportées à une tradition plusieurs fois séculaire, on peut affirmer qu' Un Requiem Américain est déja l'une des grandes oeuvres de demain.
Michel F. Sarda
Président. Art Renaissance FoundationUn Requiem Américain sera créé à Paris dans sa version chorale et symphonique intégrale les 1 et 3 décembre 1997, dans le cadre du Festival d'Art Sacré de la Ville de Paris, à l'Eglise de la Trinité. Les 200 participants des Choeurs et Orchestre Français d'Oratorio seront placés sous la direction du compositeur
James DeMars.Au printemps de 1992, après avoir observé avec détresse les violences raciales de Los Angeles -la Cité des Anges- j'ai souhaité que les communautés qui forment le tissu social dans lequel nous vivons se rencontrent au niveau plus élevé de la spiritualité et de l'art. De là est venue l'idée du Requiem.
Trop amateur de musique pour la confondre avec la "recherche acoustique" (peut-on confondre un grand vin avec une potion pharmaceutique ?), j'ai établi une série d'instructions à l'usage du compositeur invité à écrire cette oeuvre. Mon précédent métier d'architecte m'avait préparé à cette démarche.
Paraphrasant Picasso, je ne voulais pas "quelqu'un qui cherche, mais quelqu'un qui trouve". Convaincu par expérience que la création artistique passe par le respect, d'abord d'une discipline d'apprentissage et de travail, puis d'un public qui a le droit de comprendre ce qu'on lui présente sous le nom d'art (l'art n'est-il pas d'abord une "communication" ?), j'ai demandé que cette musique soit "chantable", par des virtuoses certes mais aussi par des amateurs, et même par le public - dans la tradition millénaire des chants d'église. A cela s'ajoutait l'immense difficulté d'intégrer dans une même oeuvre la spiritualité des traditions catholique, protestante, noire, indienne et juive. J'étais en charge des textes.
James DeMars a relevé de défi. Avec courage, contre l'avis de ses collègues d'université, pour qui écrire une musique que le public pourrait "aimer" constituait une inacceptable concession. Notre travail en commun restera comme l'une des plus belles expériences de ma vie.
Le public, lui, ne s'y est pas trompé : transporté par la puissance spirituelle de l'oeuvre, séduit par des rythmes et des sons d'une beauté dont la musique contemporaine est avare, il a vite réalisé qu'il assistait à la naissance d'une très grande oeuvre classique.
L'université comprendra plus tard.
Michel F. Sarda
Début | Présentation | James DeMars | Les choeurs | Les solistes | L'orchestre | Le disque | La critique | Les témoignages
Dernière mise à jour le
© Copyright 1997 1998 - www.requiem-voices.com - Tous droits réservés
Un site Bernard GILLE.