L’Eglise de la
Sainte Trinité
Théodore
Ballu (1817-1885), l’architecte de la Trinité, fût l’élève d’Hippolyte Lebas,
l’architecte de Notre-Dame de Lorette. Il obtint à 24 ans le grand prix
d’architecture et il continua ses études à Rome puis à Athènes. De retour en
France, en 1845, il est nommé inspecteur des travaux de la ville de Paris. Il
mena à bonne fin les travaux de l’église neo-gothique de Sainte-Clotilde.
Ayant construit l’église d’Argenteuil en style roman, il édifia la tour de
Saint-Germain l’Auxerrois. En 1861, le baron Haussmann autorise la
construction de l’église de la Trinité à son emplacement actuel. Une première
église avait existé en 1850, rue de Calais puis une seconde, en 1852, rue de
Clichy. C’est donc Ballu qui est chargé de réaliser une église “aussi moderne
que la Gare Saint-Lazare et aussi belle et grande que l’opéra de Paris”.
C’est également à lui que fût confié
la reconstruction de l’Hôtel de Ville de Paris, brûlé sous la commune. Ballu
est mort à Paris en 1885.
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D’abord
contestée par quelques parisiens pour son style jugé trop moderne, l’église
de la Trinité a fini par s’imposer. Elle est appréciée aujourd’hui parmi les
plus belles églises de la capitale, en même temps qu’elle joue un rôle
culturel majeur par la qualité des concerts spirituels qu’elle accueille,
marquée par la trace indélébile laissée par le célébre compositeur et homme
de foi, Olivier Messiaen qui tint les grandes orgues (construites en 1868 par
Aristide Cavaillé-Coll) de 1931 jusqu’à sa mort en 1992. Naji Hakim a pris sa
succession.
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