![]() |
|
![]() |
|
| ||
|
|
![]()
Editée depuis 1934 par la maison Schott, l'oeuvre de Jean Françaix aborde tous les genres
[Plusieurs pièces apparaissent sous des instrumentations différentes]
| |
| | | |
Qualifier l'oeuvre musicale de Jean Françaix, qui toujours afficha la préoccupation de "faire de la musique sérieuse sans gravité", Jean-Louis Petit sut le faire à l'occasion des quatre-vingts ans du Maître, à travers ce bel hommage :
"La grande tradition musicale française est toute entière contenue dans la préoccupation du plaisir sonore avant tout affichée par les compositeurs. La recherche de la belle harmonie, du raffinement orchestral, de la mélodie élégante, s'est manifestée depuis toujours aussi bien chez les plus savants ou les plus philosophiquement austères que chez les plus légers et les plus divertissants des compositeurs français.
"De Claude Le Jeune à Messiaen, en passant par Rameau, Berlioz, Debussy, Fauré, Bizet, Chausson, Chabrier, etc. Cette constante se manifeste à travers des esthétiques et des visions musicales très diverses, voire opposées, mises en valeur par des constructions claires et des architectures simples.
"Si le XXè siècle en son milieu a semé quelques confusions dans cette tradition en mettant en circulation des mots d'ordre issus des incontestables réussites musicales de l'Ecole de Vienne, si ces consignes ont pu être imposées par un "terrorisme intellectuel" pour constituer un "espéranto musical" sur le plan international, ne laissant pas de chance à celui qui aurait voulu les ignorer, certains compositeurs, et Jean Françaix est de ceux-là, au tempérament trop indépendant, à la personnalité trop marquée et à la culture trop enracinée, ont su résister et oeuvrer en solitaire pour notre plus grand plaisir. L'Histoire leur a donné raison car le "terrorisme musical" en question s'est effondré depuis dix ans, précédant, comme toujours dans l'histoire de l'Art, l'effondrement politique des totalitarismes marxistes qui, s'ils n'étaient pas tous du même côté, n'en étaient pas moins basés sur la même logique.
"Pour notre plus grand plaisir, donc, Jean Françaix est resté lui-même et, tel un rossignol, a chanté dans sa généalogie, qui est la grande tradition musicale française, en n'essayant d'imiter ni le corbeau ni le perroquet. C'est bien là ce que l'on attend d'un créateur et ce qui a le plus de prix, à savoir l'authenticité de son oeuvre conçue dans la lignée de sa tradition et de sa culture".
Jean-Louis Petit
Directeur de Conservatoire - Compositeur
Sommaire |
Biographie |
Oeuvre |
Concerts |
Disques |
Films |
Télévision |
Expositions |
Presse |
Association |
Comité |
Mécénat
Dernière mise à jour le
© Copyright 1999 -
www.requiem-voices.com - Tous droits réservés
Recherche documentaire par Muriel Bellier, musicologue
Un site Bernard GILLE